I professori spagnoli si rifiutano di insegnare educazione civica in inglese

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Résistance à l’instruction civique chère à Zapatero

ESPAGNE. Des autorités régionales obligent les enseignants à donner leurs cours en… anglais.

François Musseau, Madrid

Mardi 21 octobre 2008

Un bon millier d’enseignants du secondaire de la région de Valence sont sur le pied de guerre. Ils en ont assez d’être contraints de donner les cours d’instruction civique en… anglais. Pour eux, c’est une aberration: non seulement leur maîtrise de la langue de Shakespeare laisse à désirer, mais leurs élèves ne comprennent pas un traître mot de ce qu’ils tentent de leur enseigner. Les autorités régionales ont averti ces professeurs que, s’ils ne suivent pas cette consigne linguistique, ils seront sanctionnés par l’administration. Voire peut-être mis à la porte. Face à de telles menaces, mais soutenus par les trois syndicats majoritaires, ces professeurs se disent prêts à «une grève illimitée», si on ne les autorise pas à enseigner l’instruction civique en espagnol, ou en valencien, idiomes compris par tous.

Cours de religion supprimés

Cette situation ubuesque est liée à un débat national sur «Educacion para la ciudadania» (Education pour les citoyens), un cours d’instruction civique cher au chef de gouvernement, José Luis Zapatero. Il y a deux ans, les socialistes au pouvoir votent une loi pour que, dans la pratique, cette matière sur «les valeurs civiques» supplante les cours de religion, auparavant obligatoires, au grand dam de la droite et de l’Eglise. L’an dernier, l’Education pour les citoyens était entrée en vigueur dans les régions autonomes (il y a en 17 au total, qui ont une large compétence sur l’éducation) dominées par les socialistes. Depuis cette rentrée, toutes les régions se doivent de l’introduire dans les programmes scolaires.

Dans la région de Valence et celle de Madrid, dirigées par une droite ultra-conservatrice, les autorités locales sont entrées en résistance. Elles estiment que cette matière répond à un «endoctrinement» vantant «la laïcité radicale» et la «destruction de la famille traditionnelle», même si la diversité des livres scolaires édités permet de libres interprétations. Dans la capitale, les autorités régionales boycottent carrément cette matière obligatoire. A Valence, elles obligent les enseignants à traduire son contenu en anglais. Officiellement, il s’agit de promouvoir une langue étrangère. Mais personne n’est dupe: l’objectif réel est de «contourner» la loi en rendant cette matière inintelligible. [addsig]




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