Extraits du Rapport Thélot pour l’avénir de l’école

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À titre d’illustration, cependant, et pour éclairer des orientations possibles, le socle commun des indispensables pourrait comprendre les fonctions primordiales suivantes :
lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les principales opérations mathématiques, s’exprimer (y compris en anglais de communication internationale), se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République.

(…)

Le système éducatif doit préparer les élèves à se mouvoir dans l’espace politique et économique européen. Sans négliger l’intérêt de connaître plusieurs langues étrangères, notamment européennes, la Commission constate cependant l’existence d’une dynamique majeure dont il lui paraît impossible de ne pas tenir compte : la langue qui permet la communication entre les citoyens européens de nationalités différentes est celle pour laquelle la connaissance minimale de tous est la meilleure, à savoir l’anglais. Vouloir contrarier cette dynamique est sans doute un exercice vain et illusoire ; vouloir retarder l’apprentissage universel de l’« anglais de communication internationale » conduit à exclure les plus éfavorisés des citoyens européens de la communauté de ommunication européenne, et donc de la mobilité.

(…)

La scolarité obligatoire est la période où chaque jeune doit acquérir un certain nombre de connaissances, de compétences et de règles de comportement indispensables pour toute la vie.
La Commission demande :
_ l’identification, au sein des enseignements communs à tous, d’un socle comprenant ce qui est indispensable ; à titre d’illustration, on pourrait énumérer les fonctions primordiales suivantes : lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les rincipales opérations mathématiques, s’exprimer (y compris en anglais de communication internationale), se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République ;
_ la définition de ce socle dans ses grandes lignes par le Parlement, puis sa détermination précise par une Haute Autorité indépendante ;
_ la conjonction de la maîtrise du socle avec une diversification des enseignements ;
_ la personnalisation des apprentissages qui garantisse à la fois que tous les élèves maîtrisent le socle et la possibilité de les faire accéder à l’excellence dans leur voie.

(…)

La Commission estime que le socle pourrait être constitué de deux piliers (la langue française et les mathématiques), de deux ompétences (l’anglais de communication internationale et les technologies de la communication et de l’information), et de ’éducation à la vie en commun dans une société démocratique. Dans chacun de ces domaines devra être défini ce qui doit être maîtrisé.

(…)

Deux compétences à valoriser pour le citoyen du XXIe siècle

La Commission attire l’attention sur deux savoir-faire proposés, comme pouvant faire partie du socle commun des indispensables :
Le premier est l’anglais de communication internationale qui n’est plus une langue parmi d’autres, ni simplement la langue de nations particulièrement influentes. Il est devenu la langue des échanges internationaux, que ce soit sur le plan des contacts scientifiques ou
techniques, commerciaux ou touristiques. Il ne s’agit pas d’imposer l’anglais comme langue étrangère exclusive mais de considérer comme une compétence essentielle la maîtrise de l’anglais nécessaire à la communication internationale : compréhension des diverses variétés d’anglais parlées par les anglophones et les non-anglophones, expression intelligible par tous. Ne pas être capable de s’exprimer et d’échanger en anglais de communication internationale constitue désormais un handicap majeur, en particulier dans le cadre de la construction européenne.
Les mécanismes mis en place à l’occasion de ce premier pprentissage – développement de l’écoute, de la compréhension et de la production – bénéficieront à celui d’autres langues.
Pour en assurer une réelle maîtrise au sortir de l’enseignement obligatoire, la Commission préconise son apprentissage dès le début du cycle d’approfondissement (voir encadré 1.2) à partir de supports et d’outils variés, dont les technologies de l’information
et de la communication.
Le « cadre européen commun de référence pour les langues » élaboré par le Conseil de l’Europe devrait servir à évaluer les capacités langagières, les savoirs à mobiliser pour les développer, les situations et les domaines dans lesquels on peut être amené à utiliser l’anglais pour communiquer au plan international.

(…)

Pour que l’anglais international et la technologie de l’information et de la communication sortent effectivement du cadre strict des disciplines et acquièrent le statut de compétences transversales, on devrait veiller à ce que, aussi fréquemment que possible, les élèves soient mis en situation de les utiliser, y compris dans d’autres domaines (à l’image de ce qui se fait dans les sections européennes).

(…)

Dans une perspective encore plus volontariste, on pourrait envisager de mettre la télévision au service d’une grande cause éducative : la maîtrise, par toute la population, de l’anglais de communication internationale que la Commission juge faire partie du socle des compétences indispensables à une intégration réussie dans la société du XXIe siècle. Une simple mesure ermettrait de faire progresser cette maîtrise beaucoup plus vite que ne le peut l’École seule : l’abolition du doublage à la télévision.
On peut en effet observer que dans les petites communautés linguistiques, là où le doublage est économiquement impraticable, les enfants – du fait de leur exposition à l’anglais oral par la vision répétée de films ou séries américains sous-titrés – acquièrent aisément l’usage de cette langue de communication nternationale ; c’est le cas par exemple en Grèce, aux Pays-Bas, en Finlande ou en Suède. Il serait astucieux de s’inspirer des résultats de cette expérimentation involontaire pour favoriser en France l’acquisition d’un élément important du socle des indispensables, simplement en inscrivant dans le cahier des charges des chaînes de télévision l’obligation de recourir au sous-titrage plutôt qu’au doublage.
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Lapo Orlandi
Lapo Orlandi

<DIV id=RTEmultiCSSID ><FONT size=2>À titre d’illustration, cependant, et pour éclairer des orientations possibles, le socle commun des indispensables pourrait comprendre les fonctions primordiales suivantes : <BR>lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les principales opérations mathématiques, s’exprimer (y compris en anglais de communication internationale), se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République. <BR><BR>(…) <BR><BR>Le système éducatif doit préparer les élèves à se mouvoir dans l’espace politique et économique européen. Sans négliger l’intérêt de connaître plusieurs langues étrangères, notamment européennes, la Commission constate cependant l’existence d’une dynamique majeure dont il lui paraît impossible de ne pas tenir compte : la langue qui permet la communication entre les citoyens européens de nationalités différentes est celle pour laquelle la connaissance minimale de tous est la meilleure, à savoir l’anglais. Vouloir contrarier cette dynamique est sans doute un exercice vain et illusoire ; vouloir retarder l’apprentissage universel de l’« anglais de communication internationale » conduit à exclure les plus éfavorisés des citoyens européens de la communauté de ommunication européenne, et donc de la mobilité. <BR><BR>(…) <BR><BR>La scolarité obligatoire est la période où chaque jeune doit acquérir un certain nombre de connaissances, de compétences et de règles de comportement indispensables pour toute la vie. <BR>La Commission demande : <BR>_ l’identification, au sein des enseignements communs à tous, d’un socle comprenant ce qui est indispensable ; à titre d’illustration, on pourrait énumérer les fonctions primordiales suivantes : lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les rincipales opérations mathématiques, s’exprimer (y compris en anglais de communication internationale), se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République ; <BR>_ la définition de ce socle dans ses grandes lignes par le Parlement, puis sa détermination précise par une Haute Autorité indépendante ; <BR>_ la conjonction de la maîtrise du socle avec une diversification des enseignements ; <BR>_ la personnalisation des apprentissages qui garantisse à la fois que tous les élèves maîtrisent le socle et la possibilité de les faire accéder à l’excellence dans leur voie. <BR><BR>(…) <BR><BR>La Commission estime que le socle pourrait être constitué de deux piliers (la langue française et les mathématiques), de deux ompétences (l’anglais de communication internationale et les technologies de la communication et de l’information), et de ’éducation à la vie en commun dans une société démocratique. Dans chacun de ces domaines devra être défini ce qui doit être maîtrisé. <BR><BR>(…) <BR><BR>Deux compétences à valoriser pour le citoyen du XXIe siècle <BR><BR>La Commission attire l’attention sur deux savoir-faire proposés, comme pouvant faire partie du socle commun des indispensables : <BR>Le premier est l’anglais de communication internationale qui n’est plus une langue parmi d’autres, ni simplement la langue de nations particulièrement influentes. Il est devenu la langue des échanges internationaux, que ce soit sur le plan des contacts scientifiques ou <BR>techniques, commerciaux ou touristiques. Il ne s’agit pas d’imposer l’anglais comme langue étrangère exclusive mais de considérer comme une compétence essentielle la maîtrise de l’anglais nécessaire à la communication internationale : compréhension des diverses variétés d’anglais parlées par les anglophones et les non-anglophones, expression intelligible par tous. Ne pas être capable de s’exprimer et d’échanger en anglais de communication internationale constitue désormais un handicap majeur, en particulier dans le cadre de la construction européenne. <BR>Les mécanismes mis en place à l’occasion de ce premier pprentissage – développement de l’écoute, de la compréhension et de la production – bénéficieront à celui d’autres langues. <BR>Pour en assurer une réelle maîtrise au sortir de l’enseignement obligatoire, la Commission préconise son apprentissage dès le début du cycle d’approfondissement (voir encadré 1.2) à partir de supports et d’outils variés, dont les technologies de l’information <BR>et de la communication. <BR>Le « cadre européen commun de référence pour les langues » élaboré par le Conseil de l’Europe devrait servir à évaluer les capacités langagières, les savoirs à mobiliser pour les développer, les situations et les domaines dans lesquels on peut être amené à utiliser l’anglais pour communiquer au plan international. <BR><BR>(…) <BR><BR>Pour que l’anglais international et la technologie de l’information et de la communication sortent effectivement du cadre strict des disciplines et acquièrent le statut de compétences transversales, on devrait veiller à ce que, aussi fréquemment que possible, les élèves soient mis en situation de les utiliser, y compris dans d’autres domaines (à l’image de ce qui se fait dans les sections européennes). <BR><BR>(…) <BR><BR>Dans une perspective encore plus volontariste, on pourrait envisager de mettre la télévision au service d’une grande cause éducative : la maîtrise, par toute la population, de l’anglais de communication internationale que la Commission juge faire partie du socle des compétences indispensables à une intégration réussie dans la société du XXIe siècle. Une simple mesure ermettrait de faire progresser cette maîtrise beaucoup plus vite que ne le peut l’École seule : l’abolition du doublage à la télévision. <BR>On peut en effet observer que dans les petites communautés linguistiques, là où le doublage est économiquement impraticable, les enfants – du fait de leur exposition à l’anglais oral par la vision répétée de films ou séries américains sous-titrés – acquièrent aisément l’usage de cette langue de communication nternationale ; c’est le cas par exemple en Grèce, aux Pays-Bas, en Finlande ou en Suède. Il serait astucieux de s’inspirer des résultats de cette expérimentation involontaire pour favoriser en France l’acquisition d’un élément important du socle des indispensables, simplement en inscrivant dans le cahier des charges des chaînes de télévision l’obligation de recourir au sous-titrage plutôt qu’au doublage.</FONT></DIV>[addsig]

Lapo Orlandi
Lapo Orlandi

<DIV id=RTEmultiCSSID ><FONT size=2>À titre d’illustration, cependant, et pour éclairer des orientations possibles, le socle commun des indispensables pourrait comprendre les fonctions primordiales suivantes : <BR>lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les principales opérations mathématiques, s’exprimer (y compris en anglais de communication internationale), se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République. <BR><BR>(…) <BR><BR>Le système éducatif doit préparer les élèves à se mouvoir dans l’espace politique et économique européen. Sans négliger l’intérêt de connaître plusieurs langues étrangères, notamment européennes, la Commission constate cependant l’existence d’une dynamique majeure dont il lui paraît impossible de ne pas tenir compte : la langue qui permet la communication entre les citoyens européens de nationalités différentes est celle pour laquelle la connaissance minimale de tous est la meilleure, à savoir l’anglais. Vouloir contrarier cette dynamique est sans doute un exercice vain et illusoire ; vouloir retarder l’apprentissage universel de l’« anglais de communication internationale » conduit à exclure les plus éfavorisés des citoyens européens de la communauté de ommunication européenne, et donc de la mobilité. <BR><BR>(…) <BR><BR>La scolarité obligatoire est la période où chaque jeune doit acquérir un certain nombre de connaissances, de compétences et de règles de comportement indispensables pour toute la vie. <BR>La Commission demande : <BR>_ l’identification, au sein des enseignements communs à tous, d’un socle comprenant ce qui est indispensable ; à titre d’illustration, on pourrait énumérer les fonctions primordiales suivantes : lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les rincipales opérations mathématiques, s’exprimer (y compris en anglais de communication internationale), se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République ; <BR>_ la définition de ce socle dans ses grandes lignes par le Parlement, puis sa détermination précise par une Haute Autorité indépendante ; <BR>_ la conjonction de la maîtrise du socle avec une diversification des enseignements ; <BR>_ la personnalisation des apprentissages qui garantisse à la fois que tous les élèves maîtrisent le socle et la possibilité de les faire accéder à l’excellence dans leur voie. <BR><BR>(…) <BR><BR>La Commission estime que le socle pourrait être constitué de deux piliers (la langue française et les mathématiques), de deux ompétences (l’anglais de communication internationale et les technologies de la communication et de l’information), et de ’éducation à la vie en commun dans une société démocratique. Dans chacun de ces domaines devra être défini ce qui doit être maîtrisé. <BR><BR>(…) <BR><BR>Deux compétences à valoriser pour le citoyen du XXIe siècle <BR><BR>La Commission attire l’attention sur deux savoir-faire proposés, comme pouvant faire partie du socle commun des indispensables : <BR>Le premier est l’anglais de communication internationale qui n’est plus une langue parmi d’autres, ni simplement la langue de nations particulièrement influentes. Il est devenu la langue des échanges internationaux, que ce soit sur le plan des contacts scientifiques ou <BR>techniques, commerciaux ou touristiques. Il ne s’agit pas d’imposer l’anglais comme langue étrangère exclusive mais de considérer comme une compétence essentielle la maîtrise de l’anglais nécessaire à la communication internationale : compréhension des diverses variétés d’anglais parlées par les anglophones et les non-anglophones, expression intelligible par tous. Ne pas être capable de s’exprimer et d’échanger en anglais de communication internationale constitue désormais un handicap majeur, en particulier dans le cadre de la construction européenne. <BR>Les mécanismes mis en place à l’occasion de ce premier pprentissage – développement de l’écoute, de la compréhension et de la production – bénéficieront à celui d’autres langues. <BR>Pour en assurer une réelle maîtrise au sortir de l’enseignement obligatoire, la Commission préconise son apprentissage dès le début du cycle d’approfondissement (voir encadré 1.2) à partir de supports et d’outils variés, dont les technologies de l’information <BR>et de la communication. <BR>Le « cadre européen commun de référence pour les langues » élaboré par le Conseil de l’Europe devrait servir à évaluer les capacités langagières, les savoirs à mobiliser pour les développer, les situations et les domaines dans lesquels on peut être amené à utiliser l’anglais pour communiquer au plan international. <BR><BR>(…) <BR><BR>Pour que l’anglais international et la technologie de l’information et de la communication sortent effectivement du cadre strict des disciplines et acquièrent le statut de compétences transversales, on devrait veiller à ce que, aussi fréquemment que possible, les élèves soient mis en situation de les utiliser, y compris dans d’autres domaines (à l’image de ce qui se fait dans les sections européennes). <BR><BR>(…) <BR><BR>Dans une perspective encore plus volontariste, on pourrait envisager de mettre la télévision au service d’une grande cause éducative : la maîtrise, par toute la population, de l’anglais de communication internationale que la Commission juge faire partie du socle des compétences indispensables à une intégration réussie dans la société du XXIe siècle. Une simple mesure ermettrait de faire progresser cette maîtrise beaucoup plus vite que ne le peut l’École seule : l’abolition du doublage à la télévision. <BR>On peut en effet observer que dans les petites communautés linguistiques, là où le doublage est économiquement impraticable, les enfants – du fait de leur exposition à l’anglais oral par la vision répétée de films ou séries américains sous-titrés – acquièrent aisément l’usage de cette langue de communication nternationale ; c’est le cas par exemple en Grèce, aux Pays-Bas, en Finlande ou en Suède. Il serait astucieux de s’inspirer des résultats de cette expérimentation involontaire pour favoriser en France l’acquisition d’un élément important du socle des indispensables, simplement en inscrivant dans le cahier des charges des chaînes de télévision l’obligation de recourir au sous-titrage plutôt qu’au doublage.</FONT></DIV>[addsig]

Lapo Orlandi
Lapo Orlandi

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Vouloir contrarier cette dynamique est sans doute un exercice vain et illusoire ; vouloir retarder l’apprentissage universel de l’« anglais de communication internationale » conduit à exclure les plus éfavorisés des citoyens européens de la communauté de ommunication européenne, et donc de la mobilité. <BR><BR>(…) <BR><BR>La scolarité obligatoire est la période où chaque jeune doit acquérir un certain nombre de connaissances, de compétences et de règles de comportement indispensables pour toute la vie. <BR>La Commission demande : <BR>_ l’identification, au sein des enseignements communs à tous, d’un socle comprenant ce qui est indispensable ; à titre d’illustration, on pourrait énumérer les fonctions primordiales suivantes : lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les rincipales opérations mathématiques, s’exprimer (y compris en anglais de communication internationale), se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République ; <BR>_ la définition de ce socle dans ses grandes lignes par le Parlement, puis sa détermination précise par une Haute Autorité indépendante ; <BR>_ la conjonction de la maîtrise du socle avec une diversification des enseignements ; <BR>_ la personnalisation des apprentissages qui garantisse à la fois que tous les élèves maîtrisent le socle et la possibilité de les faire accéder à l’excellence dans leur voie. <BR><BR>(…) <BR><BR>La Commission estime que le socle pourrait être constitué de deux piliers (la langue française et les mathématiques), de deux ompétences (l’anglais de communication internationale et les technologies de la communication et de l’information), et de ’éducation à la vie en commun dans une société démocratique. Dans chacun de ces domaines devra être défini ce qui doit être maîtrisé. <BR><BR>(…) <BR><BR>Deux compétences à valoriser pour le citoyen du XXIe siècle <BR><BR>La Commission attire l’attention sur deux savoir-faire proposés, comme pouvant faire partie du socle commun des indispensables : <BR>Le premier est l’anglais de communication internationale qui n’est plus une langue parmi d’autres, ni simplement la langue de nations particulièrement influentes. Il est devenu la langue des échanges internationaux, que ce soit sur le plan des contacts scientifiques ou <BR>techniques, commerciaux ou touristiques. Il ne s’agit pas d’imposer l’anglais comme langue étrangère exclusive mais de considérer comme une compétence essentielle la maîtrise de l’anglais nécessaire à la communication internationale : compréhension des diverses variétés d’anglais parlées par les anglophones et les non-anglophones, expression intelligible par tous. Ne pas être capable de s’exprimer et d’échanger en anglais de communication internationale constitue désormais un handicap majeur, en particulier dans le cadre de la construction européenne. <BR>Les mécanismes mis en place à l’occasion de ce premier pprentissage – développement de l’écoute, de la compréhension et de la production – bénéficieront à celui d’autres langues. <BR>Pour en assurer une réelle maîtrise au sortir de l’enseignement obligatoire, la Commission préconise son apprentissage dès le début du cycle d’approfondissement (voir encadré 1.2) à partir de supports et d’outils variés, dont les technologies de l’information <BR>et de la communication. <BR>Le « cadre européen commun de référence pour les langues » élaboré par le Conseil de l’Europe devrait servir à évaluer les capacités langagières, les savoirs à mobiliser pour les développer, les situations et les domaines dans lesquels on peut être amené à utiliser l’anglais pour communiquer au plan international. <BR><BR>(…) <BR><BR>Pour que l’anglais international et la technologie de l’information et de la communication sortent effectivement du cadre strict des disciplines et acquièrent le statut de compétences transversales, on devrait veiller à ce que, aussi fréquemment que possible, les élèves soient mis en situation de les utiliser, y compris dans d’autres domaines (à l’image de ce qui se fait dans les sections européennes). <BR><BR>(…) <BR><BR>Dans une perspective encore plus volontariste, on pourrait envisager de mettre la télévision au service d’une grande cause éducative : la maîtrise, par toute la population, de l’anglais de communication internationale que la Commission juge faire partie du socle des compétences indispensables à une intégration réussie dans la société du XXIe siècle. Une simple mesure ermettrait de faire progresser cette maîtrise beaucoup plus vite que ne le peut l’École seule : l’abolition du doublage à la télévision. <BR>On peut en effet observer que dans les petites communautés linguistiques, là où le doublage est économiquement impraticable, les enfants – du fait de leur exposition à l’anglais oral par la vision répétée de films ou séries américains sous-titrés – acquièrent aisément l’usage de cette langue de communication nternationale ; c’est le cas par exemple en Grèce, aux Pays-Bas, en Finlande ou en Suède. Il serait astucieux de s’inspirer des résultats de cette expérimentation involontaire pour favoriser en France l’acquisition d’un élément important du socle des indispensables, simplement en inscrivant dans le cahier des charges des chaînes de télévision l’obligation de recourir au sous-titrage plutôt qu’au doublage.</FONT></DIV>[addsig]

Lapo Orlandi
Lapo Orlandi

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Vouloir contrarier cette dynamique est sans doute un exercice vain et illusoire ; vouloir retarder l’apprentissage universel de l’« anglais de communication internationale » conduit à exclure les plus éfavorisés des citoyens européens de la communauté de ommunication européenne, et donc de la mobilité. <BR><BR>(…) <BR><BR>La scolarité obligatoire est la période où chaque jeune doit acquérir un certain nombre de connaissances, de compétences et de règles de comportement indispensables pour toute la vie. <BR>La Commission demande : <BR>_ l’identification, au sein des enseignements communs à tous, d’un socle comprenant ce qui est indispensable ; à titre d’illustration, on pourrait énumérer les fonctions primordiales suivantes : lire, écrire, maîtriser la langue et les discours, compter, connaître les rincipales opérations mathématiques, s’exprimer (y compris en anglais de communication internationale), se servir de l’ordinateur, vivre ensemble dans notre République ; <BR>_ la définition de ce socle dans ses grandes lignes par le Parlement, puis sa détermination précise par une Haute Autorité indépendante ; <BR>_ la conjonction de la maîtrise du socle avec une diversification des enseignements ; <BR>_ la personnalisation des apprentissages qui garantisse à la fois que tous les élèves maîtrisent le socle et la possibilité de les faire accéder à l’excellence dans leur voie. <BR><BR>(…) <BR><BR>La Commission estime que le socle pourrait être constitué de deux piliers (la langue française et les mathématiques), de deux ompétences (l’anglais de communication internationale et les technologies de la communication et de l’information), et de ’éducation à la vie en commun dans une société démocratique. Dans chacun de ces domaines devra être défini ce qui doit être maîtrisé. <BR><BR>(…) <BR><BR>Deux compétences à valoriser pour le citoyen du XXIe siècle <BR><BR>La Commission attire l’attention sur deux savoir-faire proposés, comme pouvant faire partie du socle commun des indispensables : <BR>Le premier est l’anglais de communication internationale qui n’est plus une langue parmi d’autres, ni simplement la langue de nations particulièrement influentes. Il est devenu la langue des échanges internationaux, que ce soit sur le plan des contacts scientifiques ou <BR>techniques, commerciaux ou touristiques. Il ne s’agit pas d’imposer l’anglais comme langue étrangère exclusive mais de considérer comme une compétence essentielle la maîtrise de l’anglais nécessaire à la communication internationale : compréhension des diverses variétés d’anglais parlées par les anglophones et les non-anglophones, expression intelligible par tous. Ne pas être capable de s’exprimer et d’échanger en anglais de communication internationale constitue désormais un handicap majeur, en particulier dans le cadre de la construction européenne. <BR>Les mécanismes mis en place à l’occasion de ce premier pprentissage – développement de l’écoute, de la compréhension et de la production – bénéficieront à celui d’autres langues. <BR>Pour en assurer une réelle maîtrise au sortir de l’enseignement obligatoire, la Commission préconise son apprentissage dès le début du cycle d’approfondissement (voir encadré 1.2) à partir de supports et d’outils variés, dont les technologies de l’information <BR>et de la communication. <BR>Le « cadre européen commun de référence pour les langues » élaboré par le Conseil de l’Europe devrait servir à évaluer les capacités langagières, les savoirs à mobiliser pour les développer, les situations et les domaines dans lesquels on peut être amené à utiliser l’anglais pour communiquer au plan international. <BR><BR>(…) <BR><BR>Pour que l’anglais international et la technologie de l’information et de la communication sortent effectivement du cadre strict des disciplines et acquièrent le statut de compétences transversales, on devrait veiller à ce que, aussi fréquemment que possible, les élèves soient mis en situation de les utiliser, y compris dans d’autres domaines (à l’image de ce qui se fait dans les sections européennes). <BR><BR>(…) <BR><BR>Dans une perspective encore plus volontariste, on pourrait envisager de mettre la télévision au service d’une grande cause éducative : la maîtrise, par toute la population, de l’anglais de communication internationale que la Commission juge faire partie du socle des compétences indispensables à une intégration réussie dans la société du XXIe siècle. Une simple mesure ermettrait de faire progresser cette maîtrise beaucoup plus vite que ne le peut l’École seule : l’abolition du doublage à la télévision. <BR>On peut en effet observer que dans les petites communautés linguistiques, là où le doublage est économiquement impraticable, les enfants – du fait de leur exposition à l’anglais oral par la vision répétée de films ou séries américains sous-titrés – acquièrent aisément l’usage de cette langue de communication nternationale ; c’est le cas par exemple en Grèce, aux Pays-Bas, en Finlande ou en Suède. Il serait astucieux de s’inspirer des résultats de cette expérimentation involontaire pour favoriser en France l’acquisition d’un élément important du socle des indispensables, simplement en inscrivant dans le cahier des charges des chaînes de télévision l’obligation de recourir au sous-titrage plutôt qu’au doublage.</FONT></DIV>[addsig]

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