ERA INTERVENTION AT UNESCO BAMAKO CONFERENCE

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Promoting an Open Language for P2P Transnational Linguistic Comunication by Lapo Orlandi – “Esperanto” Radikala Asocio Abstract. When Jules Verne, by the end of his life started to wonder how the global communication problem would have been solved in the future, he thought to a neutral linguistic technology, rather than to some sophisticated ‘speaking machine’, and turned his attention to, Esperanto, the Open Language. Strangely enough, writing his last novel, “Voyage d’etudes”, he imagined that the most advanced world region in the experimentation of such a human technology would have precisely been Africa!On the other hand, the experience – and the failures – of the linguistic policies  followed by several countries and International Organisations (to protect and foster regional or national languages or to multiply the offer of languages and of tools of support for multilingualism) show that probably – once again! – the “Great Magician” was right.If the problem is the raise of the request for simplification in the market of global linguistic communication the answer has to be primarily given in the field of the demand and not of the offer. The model shall be the success of the spontaneous market of Open Software and Peer to Peer providers applied to the linguistic field, rather than forms of already unsuccessful protectionism. Studies conducted at national and at the European Union level show that not only the Open Language Esperanto, being neutral and at the same time easier to learn than any ethnical language, allows to internationally affirm the universal right to Peer to Peer transnational linguistic communication, safeguarding cultural and linguistic diversity, but it also can be efficiently used to reduce the costs of multilingualism if used as a bridge standard language in fields such as both human and machine translation and interpretation or even international information system production.

Promouvoir une Langue Ouverte pour la Communication Transnationale de Pair à Pair.
Lapo Orlandi, Vice Secrétaire ERA. Bamako – 7 Mai 2005 Il y a plus de dix ans un grand pays Européen, traditionnellement très fier de sa langue et de sa culture, a adopté une loi, probablement la première en son genre et sûrement la plus sévère, pour imposer des quotas linguistiques visant, entre autre, à obliger les médias à utiliser en très large majorité la langue nationale.Depuis lors, en suivant les obligations de la Loi Toubon, le Gouvernement français a chaque année rendu compte au Parlement de l’Etat de la langue nationale qui ne cesse d’empirer : non seulement le prestige international du français est en chute vertigineuse, malgré le milliard de dollars que le gouvernement dépense chaque année pour promouvoir sa langue et sa culture dans le monde, mais même en France la langue de Molière et de Balzac est menacée par l’avancée irrésistible de l’anglais.  Ainsi dans son Rapport sur l’Etat du français dans les industries françaises, présenté à l’Assemblée Nationale, l’ancien Ministre de la Culture Mme Tasca soulignait comment l’usage de l’anglais comme langue de travail à tous les niveaux dans les entreprises françaises était devenu tellement courant que seulement là où les PDG ont une forte et personnelle sensibilité le français joue un rôle officiel.L’avancé de ce que la presse anglophone elle même appelle désormais le colonialisme linguistique de l’anglo-américain est arrivée au point que après l’Italie, qui a introduit à partir de l’année dernière  l’apprentissage obligatoire de l’anglais – non pas d’une langue étrangère – dès l’age de 5 ou 6 ans, et dans les grandes villes de façon expérimentale déjà à partir de 3 ans, le Gouvernement Français a essayé il y a quelques mois de faire passer une loi de réforme du système éducatif visant à introduire l’enseignement de l’anglais – langue définie de communication internationale dont la connaissance est considérée une « fonction primordiale » au même titre qu’apprendre à lire, écrire ou compter – dès l’age de 6 ans, l’enseignement en anglais de différents sujets et même l’abolition du doublage dans les médias français pour « mettre la télévision au service d’une grande cause éducative : la maîtrise, par toute la population, de l’anglais » : en particulier « les enfants – du fait de leur exposition à l’anglais oral par la vision répétée de films ou séries américains sous-titrés –»  devraient acquérir « aisément l’usage de cette langue de communication internationale ». L’opération n’a eu de succès qu’en partie, mais le relais a tout de suite été pris par le Gouvernement du Québec francophone qui s’est donné des objectifs similaires.Ces éléments d’actualité politique démontrent que l’identification de l’anglais comme langue de communication linguistique internationale, comme instrument indispensable de progrès économique, politique et social est tellement enraciné dans l’imaginaire collectif  tant des élites que des simples citoyens que non seulement les langues minoritaires, locales ou régionales sont à risque d’extinction mais aussi bon nombre de langues nationales, voire internationales. Dans ce contexte imaginer de pouvoir agir sur l’offre à travers des politiques visant à promouvoir le multilinguisme, en particulier sur les médias, sans intervenir pour répondre de façon moins invasive à la demande de simplification dans la communication globale est la vraie et la plus tragique des utopies. Pour le dire très franchement le multilinguisme n’est pas l’alternative à l’anglicisation, et bien au contraire n’intervenant pas sur les causes de ce phénomène il risque de le favoriser, c’est l’anglais qui aujourd’hui est l’ennemi, ou si l’on veut l’obstacle, à l’épanouissement d’une politique linguistique authentiquement multilingue et multiculturelle.Si l’on a encore des doutes à ce sujet il suffit de lire le seul rapport produit, à ma connaissance, au niveau international sur l’Etat du multilinguisme dans les systèmes éducatifs : le Rapport Candelier du Conseil de l’Europe (incluant une quarantaine d’Etat) où l’on disait clairement, il y a déjà 6 ans que : « dans près de 4 pays sur 5 , une langue (la langue la plus fréquente) est apprise par un nombre d’élèves plus important que l’ensemble des autres langues. Dans 1 pays sur 5, la concentration sur une seule langue est tellement forte que le total des apprenants d’autres langues ne dépasse pas le tiers des apprenants de la langue privilégiée. Dans 1 pays sur 4, le total des apprenant des langues les moins fréquentes est situé entre 1/3 et 2/3 du total des apprenants de la langue la plus fréquente.»Ou encore on peut lire Eurobaromètre qui en 2000 publiait une étude officielle selon la quelle parmi les citoyens de l’Union qui avaient étudié au long de leur vie au moins une langue étrangère ( ce qui inclus les citoyens qui avaient étudié des langues étrangères il y a 20 ou 30 ans alors que le français avait un rôle au moins de la  même importance que l’anglais) 40% avaient étudié l’anglais, 20% le français, 10% l’allemand (la langue maternelle plus répandue de l’Union !), 7% l’espagnol (première langue de l’Amérique latine, deuxième aux Etats Unis), tandis que le 25% une autre des autres langues (parmi les quelles langues de grande tradition culturelle comme l’italien ou le portugais).Quand à la fin de sa vie, et probablement en sentant se rapprocher le grand conflit ethnique des nationalismes opposés, Jules Verne, l’écrivain préconisateur des grandes innovations technologiques du XX-ème  siècle   s’est interrogé sur l’instrument le plus apte a répondre au besoin, déjà de son temps, de communication transnationale et à promouvoir le maintient et la diffusion du multilinguisme il n’a pas inventé une machine à parler ou un média sophistiqué mais il a parié sur une technologie humaine et il a tourné son regard sur l’Afrique! Dans son roman testament, « Voyages d’études », le « Grand Magicien » imaginât qu’une délégation parlementaire française partait pour Brazzaville pour décider si le Congo français de l’époque aurait pu élire des représentants au Palais Bourbon, découvrant que le bon état du multilinguisme et le respects entre les divers peuples habitant le pays africain avait été garanti par l’adoption d’une langue ouverte comme langue auxiliaire de communication interethnique : l’espéranto.La Langue Internationale – dite espéranto – est en effet une technologie humaine qui doit, tout particulièrement ici à Bamako, être tenue en très sérieuse considération par l’UNESCO pour garantir une réponse à la demande de globalisation de la communication compatible avec une augmentation de l’offre du multilinguisme dans les médias et non seulement par ce qu’elle a été préconisée par un écrivain prophète comme Jules Verne. En effet, l’espéranto se caractérise comme l’équivalent linguistique des logiciels ouverts et en particulier c’est un authentique linux linguistique: elle  est disponible gratuitement sur le marché, facile à apprendre et à utiliser (50 à 100 heures d’études sont suffisantes pour avoir une connaissance correspondante à un « First Certificate » of Cambridge), garanti une élevée compatibilité avec son environnement (toutes les autres langues), elle n’appartient à personne, quiconque a accès à son code (contrairement à l’anglais dont seulement les anglophones de langue maternelle connaissent les astuces et subtilités de la grammaire liés à l’usage) et y peut insérer le sien (notamment le vocabulaire émerge d’une sélection naturelle démocratique sur la base de toutes les langues du monde) et pour cela elle garanti la sécurité des donnés (c’est à dire la survie de toutes les langues). C’est plus ou moins ce qu’a soutenu le Ministère de l’Education italien dans sa circulaire 125 de 1995 où l’on publiait le Rapport de la Commission d’Etude sur la Langue Internationale qui dans ses conclusions affirmait que « la langue internationale [dite Espéranto] constitue la base d’une conception adéquate du plurilinguisme dans l’Union Européenne, et elle ouvre la voie à une politique linguistique nouvelle et plus réaliste. En effet:a. Elle éduque à la construction de la paix, en concrétisant le concept d’appartenance à la seule famille humaine et à un milieu mondial ;b. Elle contribue en fait à la sauvegarde de la diversité culturelle de l’Europe et du monde.c. Elle permet des relations transnationales, culturelles aussi bien que commerciales, par le truchement d’une langue commune, non discriminatoire, pouvant être complètement acquise pendant les années scolaires d’enseignement obligatoire.d. Elle facilite, enseignée en orientation linguistique, l’étude et la pleine possession de langues nationales étrangères.e. Elle évite l’hégémonie d’une ou deux langues “supérieures” dans l’enseignement des langues étrangères optionnelles.f. Elle enrichit la réflexion sur les langues, y compris sur la langue maternelle elle-même.g. Elle permet de remarquables économies d’argent et de temps, et pour la formation des enseignants, et pour les études des élèves, avec en plus un profit pour l’étude des autres disciplines, comme par exemple l’étude des langues ethniques étrangères. »En particulier, pour ce qui est de l’orientation linguistique le Rapport rappelait les résultats d’expérimentations conduites en Europe, et notamment en Hongrie et en Allemagne (en particulier l’Institut de Pédagogie Cybernétique de l’Université de Paderborn du Professeur Helmar Frank a réalisé une étude scientifiquement très valable), : « d’après les résultats, l’acquisition du russe a été accélérée de 25% par l’étude de l’espéranto; la réduction de difficulté a été de 30% pour l’allemand, de 40% pour l’anglais, et même de 50% pour la français ». Il donc serait possible, à travers l’orientation linguistique en espéranto, d’enseigner un plus grand nombre de langues étrangères, sans recourir à l’enseignement précoce.Dans ce sens l’espéranto est un instrument capable de garantir une communication transnationale « peer to peer », non seulement parce que comme l’a écrit Newsweek, « elle mets tous les joueurs sur le même terrain » et donc la communication qui en découle est entre pairs comme l’a démontré le prix Nobel de l’Economie Reinhard Selten dans son essay « Me convient il d’apprendre l’espéranto ? » qui étudiait la question selon les paramètres de la théorie des jeux et qui a été publié par l’Association Radicale Espéranto dans le livre « Les coûts de la non communication linguistique Européenne », mais aussi parce qu’elle peut être distribuée facilement selon le modèle du P2P informatique. On peut par exemple envisager la production de multimédia et logiciels pour l’enseignement des langues qui l’utilise comme langue pont d’orientation linguistique, ou en s’inspirant d’études comme celles conduites dans le cadre du Progranmme Neihgbourg de l’Union Européenne par l’équipe du Professeur  Erasmus  l’utiliser comme langue pont dans les systèmes d’interprétariat ou de traduction. Notamment pour ces derniers on peut envisager au niveau de l’UNESCO d’utiliser la communauté espérantiste répandue dans tous les pays du monde pour obtenir un éventail de traduction de sites internet et de documentation dans un plus grand nombre de langues en insérant en parallèle une traduction en espéranto et le lien à des cours gratuits d’espéranto. Sur le même modèle on peut envisager la mise en chantier d’une télévision, par exemple sur internet, multilingue dont en espéranto.Mais avant tout il faut poser la question politique de quelle langue pour la communication internationale, et encourager les gouvernements des Etats Membres à expérimenter l’introduction de l’enseignement de l’espéranto soit comme outil d’orientation linguistique que comme langue étrangère sur le modèle de ce qui arrive avec succès en Hongrie.On peut naturellement mettre par l’avant toute une série d’obstacles psychologique à la poursuite d’une telle stratégie, mais cela ne donne pas une stratégie alternative et comme le dit un proverbe arabe : « ceux qui veulent quelque chose se donnent un moyen, ce qui ne veulent pas cherchent une excuse ». Et bien heureusement nous avons la certitude qu’ici à l’UNESCO personne en cherche !



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