Danone : des salariés obtiennent la traduction en français d’un logiciel

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Danone : des salariés obtiennent la traduction en français d'un logiciel
TF1, le 06 juillet 2012 à 17:11

La justice a donné raison vendredi à des salariés de Danone qui réclamaient à leur employeur la traduction en français d'un logiciel informatique écrit en anglais. Le groupe a six mois pour procéder à la traduction du logiciel.
Des salariés d'une usine Danone en Isère, qui avaient attaqué en justice leur employeur pour lui demander la traduction en français d'un logiciel informatique écrit en anglais, ont obtenu gain de cause, a indiqué vendredi le Tribunal de grande instance de Vienne. Le tribunal a ainsi jugé "recevable" l'argument selon lequel la loi Toubon du 4 août 1994, qui impose "l'usage obligatoire de la langue française", notamment dans les entreprises, devait être respectée. "Nous sommes très contents, nous avons mené une bataille qui n'était pas simple, mais finalement nous avons eu raison de le faire", s'est réjoui Mario Pisanu, délégué CGT.
La CGT, le comité d'établissement, ainsi que le comité d'hygiène et de sécurité des conditions de travail de l'usine Danone de Saint-Just-Chaleyssin avaient assigné en justice Danone, lui reprochant la mise en place, courant 2011, d'un logiciel de gestion entièrement en anglais. Environ 200 des 300 salariés de l'entreprise étaient amenés à utiliser ce logiciel professionnel qui équipe par ailleurs les autres sites du groupe dans le monde, selon le syndicaliste. "C'est une véritable barrière pour les salariés qui ne parlent pas cette langue et une forme de discrimination", fait valoir Mario Pisanu.
Six mois pour procéder à la traduction du logiciel
Un logiciel et des lexiques de traduction avaient été proposés par la direction, mais jugés "difficile d'utilisation" et "pouvant engendrer des erreurs" par les représentants du personnel. "Ces initiatives ne peuvent constituer que des palliatifs", a souligné le tribunal, qui relève que les logiciels sont "toujours en langue anglaise et donc non-compréhensibles, de façon évidente, pour des citoyens français".
La société, qui a six mois pour procéder à la traduction du logiciel sous peine d'une amende de 1.000 euros par jour, a indiqué qu'elle "envisageait de faire appel de la décision". "C'est une décision regrettable, mais j'en prends acte. Les services fonctionnaient parfaitement bien jusqu'ici", a déclaré le directeur de l'usine, Denis Hermant.




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